Hémiptères en Centre-Val de Loire

L’Ordre des Hémiptères regroupe des insectes piqueurs qui possèdent un rostre, c’est à dire une sorte de paille pointue par laquelle ils percent les tissus et aspirent les sucs cellulaires des végétaux, mais certains groupes s’alimentent sur des animaux (insectes ou vertébrés) en prélevant leur lymphe ou leur sang. Ils ont également des antennes longues. Environ 8000 espèces sont connues en Europe, 3500 en France.

Auparavant, les Hémiptères contenaient les Hétéroptères (punaises, etc.) et les Homoptères (cigales, pucerons, cicadelles, cercopes, cochenilles, aleurodes, etc.). De récents changements issus de travaux moléculaires (basés sur l’ADN) ont remis en cause cette classification. Maintenant, les Hémiptères sont répartis entre Auchenorrhyncha, Coleorrhyncha, Heteroptera et Sternorrhyncha. Ce qui ne devrait pas changer grand chose à votre vie si vous n’êtes pas un ou une spécialiste des hémiptères !

Le sous-ordre des Hétéroptères regroupe environ 1350 espèces collectivement désignées sous le nom de punaises, qu'elles soient terrestres ou aquatiques. La plus connue de ces familles est sans doute celle des Pentatomidés aux caractéristiques assez homogènes. La Superfamille des Pentatomoidea est constituée en France de 152 espèces réparties en 71 genres et 6 familles. Une part non négligeable de ces espèces est méridionale mais certaines remontent rapidement à la faveur du changement climatique. D’autres comme la Punaise diabolique arrivée d’Asie en 2007 sont exogènes à notre continent. Aussi est il assez difficile de donner un nombre d’espèces régionalement présentes actuellement. Probablement de l’ordre de 66-70 taxons.

Plus allongés, les Lygaeidae comme les Miridae sont représentés par des très nombreuses espèces souvent difficiles à distinguer tant elles peuvent être de colorations variables, nécessitant parfois l’observation en laboratoire des organes génitaux.

Les punaises d’eau regroupent les Notonectes, les Gerris, les Naucores, la Nèpe ou la Ranâtre. Beaucoup de ces espèces sont difficiles à distinguer sans une observation en laboratoire et certaines sont rares dans notre région.

Plusieurs espèces de Cigales fréquentent aussi notre région, mais c’est en général par le chant que l’on saura séparer les espèces dont la taxonomie est encore sujette à discussion.

Enfin, les Cercopes, Fulgores, Cicadelles regroupent de nombreuses espèces tout comme les pucerons, psylles, aleurodes et cochenilles surtout connus pour leurs dégâts dans les cultures.

Si vous souhaitez vous aussi contribuer à la connaissance régionale, nous vous invitons à parcourir la page associations pour retrouver la ou les bases locales susceptibles de correspondre à vos besoins.